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Les victimes collatérales du COVID 19, on en parle ?

Si une chose retient l’attention de tous, c’est le nombre de morts enregistrés ou encore le nombre de personnes atteintes du Covid 19. Ce qui semble échapper à plus d’un, ce sont les victimes collatérales de ce virus. Vous serez plus que surpris de comprendre que les victimes indirectes de la pathologie se comptent également en nombre important, qu’il s’agisse de personnes fragilisées, en dépressions ou de femmes sous pression ou violentées.

L’isolement social, source de dépression

Les effets de la pandémie actuelle se perçoivent de près ou de loin chez tout le monde. Si certains sont confrontés à des deuils personnels, d’autres se laissent influencer par le stress environnemental. Les retombées futures de la crise ne doivent pourtant pas être négligées. Chacune de ces conséquences directes est susceptible de conduire plus tard vers un mal plus grand.

D’une part, qu’il s’agisse de personnes touchées par la crise financière, des faillites d’entreprises, le chômage ou le deuil, les contrecoups seront lourds. Ces personnes, que la crise a démoralisées, risquent de souffrir plus longtemps que les autres. Le plus grand des risques, et celui dont on remarquera les conséquences sous peu, si ce n’est déjà le cas, est bien une épidémie de dépression.

D’autre part, parmi les mesures prises pour contrôler la propagation du virus, l’une des plus importantes est le confinement, donc l’isolement social. Bien des études ont prouvé que les personnes qui vivent en réclusion ont plus de chances de souffrir de dépression que les personnes en communauté. Dès lors, les personnes que la crise a isolées et qui sont maintenant contraintes de vivre seules risquent aussi de souffrir plus tard de dépression.

Les conflits familiaux et les violences conjugales en hausse

Certaines familles qui doivent se côtoyer durant des heures inhabituelles sont sujettes aux conflits. Pour preuve, l’ONU évoque une augmentation importante des violences faites aux femmes et aux filles dans les foyers. Ainsi, ce qui devait être un lieu sûr pour ces dernières est en réalité un lieu à haut risque. C’est pour cela que le gouvernement français a mis en place des dispositifs pour venir en aide aux femmes vulnérables.

En effet, en France, après seulement une semaine de confinement, une hausse des violences conjugales d’environ 30 % a été enregistrée. Plus de 300 alertes ont été reçues par SMS au 114, par des victimes ou témoins de violences. La plateforme du gouvernement, qui s’investit dans la lutte, enregistre 5 fois plus de visites que d’habitude. Encore faut-il néanmoins que les femmes aient le courage de dénoncer.

Deux fois plus de stress pour les femmes

Les femmes représentent la majorité des travailleurs dans le secteur de la santé. Elles sont donc plus exposées que les hommes au Covid 19, ce qui est déjà une source de stress. Elles assument trois fois plus de tâches ménagères que les hommes, ce qui renforce le déséquilibre des responsabilités familiales déjà existantes auparavant. Et ce n’est qu’un seul aspect de la chose parmi tant d’autres.

Les personnes souffrant d’addiction, des potentielles victimes collatérales

Les autres victimes indirectes de la maladie, sont ceux, vivant avec des addictions, qui se retrouvent coincés, incapables de se rendre à leur réunion d’entraide. Les services d’addictologie ont fermé, rendant impossible la prise en charge en cas d’urgences. Lorsqu’on sait que les groupes de paroles aident réellement les personnes addicts à garder le cap, il est clair que le confinement va à l’encontre du sevrage.

Prendre un bol d’air, boire un café, retrouver des amis, sont les petites astuces et stratégies qui aident à surpasser la période d’abstinence. Cependant, tout cela est compromis. C’est pour cela que de nouvelles stratégies sont mises en place par les groupes d’entraide, tels que les appels téléphoniques, qui s’avèrent être tout au moins apaisants pour eux.

Le plus difficile pour ces centres reste d’établir un lien avec de nouvelles personnes dépendantes. Il faut rappeler qu’en périodes ordinaires, un rendez-vous est pris avec la personne dépendante dans les jours qui suivent le premier contact. Cette rencontre a pour objectif de mettre l’intéressé en confiance. Cela sera alors particulièrement difficile en cette période.

Les victimes du nouveau Coronavirus vont bien au-delà des décès enregistrés au quotidien à travers le monde. Toutes les routines sont bouleversées et les personnes fragiles auront plus de mal à s’en sortir.

Ecrit par

Passionnée de lecture et d'écriture, j'ai découvert la rédaction WEB il y a quelques années. Assez polyvalente, je navigue à travers plusieurs domaines et thématiques pour acquérir une expérience toujours croissante. Si mes domaines de prédilection restent la santé, la nutrition et le bien-être sous toutes ses formes, je reste disponible pour tous les articles de société, notamment la beauté et la mode. Mon objectif est de satisfaire mes clients et mes lecteurs à travers ma plume. Vous pouvez acheter des articles prêts à être publiés ou me passer commande sur mesure sur Wriiters

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