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Une chronique qui donne envie de relire les classiques de la littérature qui nous avaient ennuyés au lycée

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Il y a certains livres qu’on nous a tous obligé à lire alors qu’on était au lycée, parce qu’il FAUT avoir lu ces classiques de la littérature, de Zola à Balzac. Or « on est pas sérieux quand on a 17 ans » comme l’écrivait Rimbaud. Nous n’avions pas non plus la maturité, ni l’expérience nécessaires pour nous permettre d’apprécier ces livres. Combien d’entre nous peuvent dire avec sincérité avoir aimé certaines oeuvres comme La princesse de Clèves ou Le Rouge et le Noir par exemple et affirmer que nous avions tout compris à leur propos ? Soyons honnêtes, peu d’élèves y sont parvenus.

Ces classiques, pour la plupart, nous ont semblé dépassés et ennuyeux. Mais le sont-ils réellement ou n’étions-nous pas trop jeunes pour s’attaquer à de tels chefs d’oeuvre ? Tandis qu’un flou total entourait le bac, comme tant d’autres domaines, pendant les mois de confinement, une chroniqueuse littéraire, également actrice et scénariste, officiant sur France Inter, s’est attelée à relire ces classiques pour aider les futurs bacheliers à préparer leur potentiel examen.

Puisqu’on nous a conseillé de passer un été « apprenant » et si vous les avez ratées, voilà 3 bonnes raisons de podcaster les chroniques de Juliette Arnaud.

Parce que chroniquer des classiques littéraires ne nécessite pas d’avoir un discours ampoulé

Comment mieux comprendre le modernisme de certains classiques littéraires qu’en en parlant avec un langage, des expressions d’aujourd’hui et en introduisant dans ses explications des parallèles avec la vie contemporaine ? Ainsi, chroniques prises au hasard, quand Juliette Arnaud explique l’absence de prétention de Maupassant dans son choix d’appeler son roman Une vie et non « La vie » en comparant l’oeuvre au livre d’Eric Zemmour intitulé Le suicide français, quand elle rappelle qui était Maupassant et comment vivait-il sa masculinité, on sourit et on écoute. Et là, elle raconte l’oeuvre et la douceur et la passion littéraire entrent en scène. Elle parle alors de Jeanne, personnage principal comme d’une « jeune femme mais gros bébé », puis fait des parallèles avec une chanson de Nougaro après avoir évoqué le viol conjugal. Elle utilise également des expressions du type « la délicatesse d’une pelleteuse mécanique ». Elle cite Simone de Beauvoir, elle raconte ces oeuvres comme on parle aujourd’hui et pourtant c’est toujours beau à écouter. Rassurez-vous, on retrouve aussi des citations et on y apprécie un français impeccable mêlé à des expressions familières qui parfois semblent vulgaires, sans même l’être.

Parce qu’on passe de Montaigne à Racine en passant par Zola, Molière, Alain Fournier, etc.

Si comme moi vos profs de français étaient passionnés par certaines oeuvres, vous avez pu passer un trimestre entier sur Oedipe Roi ou Tristan et Iseult et un peu bâcler des oeuvres tout aussi sublimes mais plus abordables comme Si c’est un homme de Primo Levi ou le Joueur d’échec de Stefan Zweig, ici toutes les oeuvres sont découpées en 3 ou 4 chroniques qui couvrent leur ensemble. Et qu’on se le dise, 3-4 chroniques de 4 à 5 minutes en moyenne permettent de balayer en quelques mois de nombreux classiques, mais aussi d’en comprendre le sens et la subtilité à côté desquels on était passé, sans se perdre dans des fiches de lectures et décorticages qui finissent par nous lasser, voire nous dégouter des oeuvres.

Parce que ces chroniques apportent un regard moderne et engagé sur ces oeuvres

Chroniqueuse depuis 2014 dans l’émission aujourd’hui intitulée Par Jupiter sur France Inter, Juliette Arnaud n’a jamais dissimulé ses opinions et ses combats. Ainsi, le rôle de la femme dans Une Vie, la transformation du terme « femme précieuse » utilisé dans La Princesse de Clèves faite par Molière ou encore la misogynie de Monsieur de Rénal dans Le Rouge et le Noir nous apportent un regard nouveau, notamment sur la place de la femme. Elle aborde aussi le parallèle décrit dans Les essais de Montaigne sur le chapitre intitulé les cannibales avec ce rêve moderne du nouveau monde. Alors nous comprenons pourquoi il s’agit de classiques de la littérature : on peut en avoir une lecture moderne et engagée et ainsi réaliser qu’ils n’ont pas pris une ride et nous dévoilent toute leur subtilité.

Après l’écoute de ces podcasts, vous aurez probablement envie de relire Les liaisons dangereuses ou Le Rouge et le Noir mais aussi d’écouter ses autres chroniques sur King Kong Théorie ou Mur Méditerranée par exemple. De toutes façons, si Juliette chroniquait les pages jaunes, elle donnerait envie de les lire. Heureusement pour nous, elle choisit ses oeuvres dont elle conclue ses analyses par cette délicieuse conclusion que je lui vole : « merci, bisous, merci. »

Voilà une playlist de ses chroniques :

 

Écrit par

Rédactrice Freelance et cavalière depuis des années, je partage ma vie entre mon clavier et mes chevaux. Lectrice, droguée à la radio, touche à tout, je m'intéresse à de nombreux domaines et j'adore me documenter sur tout type de sujets. Je milite d'ailleurs pour que les journées fassent plus de 24h ! Si vous souhaitez retrouver mes articles prêts à publier ou me passer commande pour un contenu sur mesure, rendez-vous sur Wriiters.

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