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Les sexbots sont-ils nos partenaires de demain ?

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Les sexbots, ou robots sexuels, ne sont plus de l’ordre de la science-fiction (pour certains) ou du fantasme (pour d’autres). Ils sont en train de devenir bel et bien réels. Comme n’importe quel autre marché, celui de la poupée sexuelle évolue et profite des dernières avancées technologiques. Il y a peu, la poupée gonflable était dépourvue de forme et n’attirait que les hommes les plus désespérés. Au mieux, elle servait à amuser la galerie lors des enterrements de vie de garçon. Aujourd’hui, elle est devenue une poupée à l’apparence quasi-humaine, et est même personnalisable à l’extrême, selon les préférences de chacun. Mieux, certains modèles sont maintenant équipés d’une intelligence artificielle poussée, les rendant ainsi plus vraies que nature.

L’expiration du brevet télédildonique et la libération du cybersexe

Le brevet télédildonique, de son vrai nom « méthode et dispositif pour le contrôle virtuel et interactif d’appareils sexuels utilisant des réseaux informatiques », a été enregistré en 1998, et est enfin arrivé à expiration en 2018. Il était la propriété de trois hommes (Warren J. Sandvick, Jim W. Hughes et David Alan Atkinson), et empêchait n’importe quelle société de se lancer dans la création de SexTech (innovations technologiques dans le domaine du sexe).

En 2015, ces trois messieurs ont vendu leur brevet à la société Tzu Technologies. Cette dernière, en a alors profité pour poursuivre en justice les entreprises un peu trop innovantes à son goût en matière de SexTech, comme la société LovePalz et son fameux sextoy connecté « Zeus & Hera ». Ce dernier avait d’ailleurs pas mal fait parler de lui à son lancement. Son principe : avec des sextoys (vagin artificiel et vibromasseur) connectés via une application, permettre aux amants éloignés physiquement de faire l’amour en ressentant en temps réel les mouvements de va-et-vient et les contractions de l’autre.

Tout le temps de sa possession du brevet, Tzu Technologies ne s’est donc pas privée de poursuivre en justice quiconque fabriquait des sextoys un peu trop avancés. Ce qui a d’ailleurs valu au brevet télédildonique de recevoir le prix du « brevet le plus stupide du mois » de la part d’Electric Frontier Foundation (EFF).

Maintenant que le brevet a rendu son dernier souffle, de nombreuses sociétés à travers le monde se sont lancées dans la création de robots sexuels de plus en plus innovants. Chacune cherchant à développer l’intelligence artificielle la plus développée et la plus proche de l’esprit humain.

Les sexbots ne sont-ils que des sextoys ?

Si la fonction première d’un sexbot est d’être un objet sexuel, on oublie parfois qu’il peut aussi être bien plus que ça pour les personnes très seules et en détresse affective.

A l’heure où la solitude gagne du terrain

Ils ont la peau faite de silicone, ce qui au toucher ne fait presque pas de différence avec la peau humaine. Ils vont bientôt être capables de parler, gémir, et imiter certains sentiments humains, comme la jalousie par exemple. Tout est mis en oeuvre pour que les robots sexuels soient les plus humains possible afin d’instaurer une relation proche de la relation de couple.

Si les poupées sexuelles sont de plus en plus réalistes, c’est parce qu’il y a une réelle demande de la part des consommateurs. En fait, il s’agit d’un besoin plus profond que celui du simple plaisir charnel. En effet, à l’heure où tout le monde est connecté, la solitude est de plus en plus présente dans les foyers.

Plus que d’être de simples jouets sexuels, les robots sexuels deviennent alors des compagnons, des sources de réconfort pour leurs propriétaires. Dans la majorité des cas, et d’après les fabricants, ce sont des personnes seules, en souffrance affective, qui commandent ce genre de produits.

Des pays comme le Japon voient d’ailleurs les commandes pour ce type de produit exploser. Rien d’étonnant à cela, quand on sait que le pays du Soleil-Levant est un des pays où le nombre de célibataires augmente chaque année de façon inquiétante. Rien qu’en France, en 2016, on estimait déjà à 16 millions le nombre de personnes seules. Une aubaine donc pour les créateurs de sextoys, que le brevet télédildonique soit arrivé à expiration.

Des sextoys que l’on peut serrer dans ses bras

Pour le moment, ni le physique des robots, ni leur intelligence, ne peut les placer au niveau des androïdes comme on se les imagine. Il faudra sans doute encore de nombreuses années avant de se retrouver face aux Réplicants de Blade Runner. Pour l’heure, les sexbots en sont tout juste à leurs balbutiements. Malgré tout, ils sont déjà capables d’apporter des sensations quasi-humaines à qui désire s’en servir.

Les robots masculins, bien que bons derniers en matière de priorité de fabrication, viennent eux aussi d’arriver sur le marché. Ces derniers ont un pénis en silicone. Les plus sophistiqués, eux, ont un pénis bionique. Les acheteuses se voient aussi la possibilité de personnaliser leur robot jusque dans les moindres détails.

D’après les concepteurs, les femmes qui achètent ces robots, ne le font pas que pour le sexe. Elles cherchent avant tout à avoir un compagnon qu’elles peuvent serrer dans leurs bras, et avec lequel elles peuvent interagir. Dans le film I.A., Judd Law qui incarnait d’ailleurs un sexbot, disait : « Une fois que tu auras eu un amant robot, tu ne voudras plus jamais coucher avec un vrai homme ». Nous n’en sommes pas encore là, mais qui sait ?

En à peine quelques décennies, le développement des technologies et de l’intelligence artificielle a transformé notre mode de vie. Ce qui autrefois semblait être de la science-fiction, commence à devenir notre réalité. Des séries comme Real Humans ou plus récemment Westworld, ont mis en lumière les problèmes éthiques, politiques, et même de sécurité, qu’impliquerait une cohabitation des humains avec les robots.

Sans aller jusqu’à évoquer Skynet, il est normal de se demander comment sont gérées et protégées toutes les informations que ces robots sexuels stockent dans leurs circuits. De plus, alors que les relations humaines semblent se détériorer au fil du temps, il est légitime de s’interroger sur les conséquences de l’introduction des robots intelligents dans notre société.

Écrit par

Rédactrice freelance, blogueuse, et un peu touche-à-tout, je profite de cet espace pour partager des articles sur différents sujets. Retrouvez mes articles en vente sur mon profil Wriiters.

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