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Rédacteur web : les quatre commandements pour ne pas se faire pigeonner

conseils rédacteur web

Tu es rédacteur web ou tu veux le devenir ? Belle idée c’est un métier passionnant. Mais outre les connaissances techniques que tu vas devoir acquérir, il y a quelques écueils à éviter. Et autant te dire que, comme tout univers professionnel, celui de la rédaction web ne s’apparente pas toujours à un monde exempt de ce qui constitue la face sombre de la nature humaine. Ces quelques conseils devraient t’aider à esquiver les pièges.

Ne signe pas un contrat les yeux fermés

Que tu travailles avec des clients directs ou sur une plateforme de rédaction web, il peut arriver qu’un contrat soit signé entre les deux parties. Regarde bien à quoi tu t’engages avant de parapher et de renvoyer le document. Certains clients mettent en place des clauses de non-concurrence ou de confidentialité.

La clause de non concurrence

Admettons que tu aies un client direct dans le domaine de la banque. Il a le droit d’exiger que tu ne rédiges pas en parallèle pour un acteur dans le même secteur d’activités. Attention toutefois cette clause doit être nécessaire aux intérêts de ton client. Elle doit être limitée dans le temps après l’arrêt de votre collaboration : en général un ou deux ans. Une clause de non concurrence de cinq ans par exemple est souvent jugée comme abusive.

L’interdiction concerne aussi un territoire donné. Si ton client est en France, tu auras théoriquement le droit de travailler pour un autre site dans la même thématique en Suisse ou au Canada, par exemple. Je te rassure, personnellement je n’ai jamais eu affaire à ce type d’exigence, mais cela peut arriver.

La clause de confidentialité

Cette clause de confidentialité t’interdit de communiquer des informations dont tu aurais connaissance dans ta collaboration avec le client ou la plateforme. Elle ne concerne pas les informations tombées dans le domaine public mais seulement les informations sur le fonctionnement de l’entreprise, plateforme ou client direct. Par exemple, si tu dévoiles la liste des collaborateurs d’une plateforme alors qu’un site ouvert à tous les répertorie, la clause ne peut pas s’appliquer. De la même façon si tu divulgues des connaissances acquises par le biais d’échanges ou de formations avec ton client ou au sein de ta plateforme et qu’elles sont disponibles ailleurs.

La définition des informations confidentielles doit aussi être précise. Ainsi, une clause qui préciserait que le présent accord de confidentialité couvre l’intégralité des informations échangées entre les parties est trop vague. Et souvent retoquée par les tribunaux lorsqu’un client va en justice.

Sache que c’est à ton client de produire la preuve que tu n’as pas respecté cette clause. Et cela doit aussi lui causer un préjudice tangible. En clair si tu diffuses des informations commerciales sur la sortie d’un nouveau produit tu enfreins cette clause. La clause de confidentialité se poursuit aussi après la rupture du contrat. Mais là aussi le délai doit être raisonnable : entre 2 et 10 ans généralement.

Renseigne-toi sur les modalités de paiement

Avant d’entamer tout travail, renseigne-toi sur les modalités de paiement. Il est plutôt conseillé de demander un paiement d’avance, surtout pour les grosses missions. Ou un acompte : par exemple 50% à la commande et 50% à la livraison. Dans tous les cas, établis un devis et attends que le client le signe pour commencer le travail. Si la mission est longue il est conseillé de prévoir plusieurs échéances avec, à chaque fois, une facture. Dans tous les cas, conviens des modalités avec ton client par écrit. Précise aussi les délais de paiement : à réception de la facture, à 7 jours, 15 jours, 20 jours…

Sache que, à partir du moment où ton article est livré au client, il ne t’appartient plus. Tu cèdes tes droits d’auteur. En revanche, si le client ne te paie pas dans les délais impartis et s’il met le contenu sur son site il est dans l’illégalité. Relance-le poliment en lui indiquant que, s’il ne te paie pas, tu vas utiliser le formulaire DMCA de Google. Il te permet de faire retirer de l’index Google les contenus indûment mis en ligne. Si ton client indélicat voulait truster les premières positions de Google, il risque d’être déçu. Privilégie toujours le dialogue. Mais comme les impayés peuvent être lourds à gérer et sources de stress, n’hésite pas à souscrire une assurance juridique pour freelance. Des juristes et avocats t’aideront à recouvrer ton argent.

Ne poursuis pas ta relation avec un client mauvais payeur. Un client qui paie mal ou pas, à part exception, ne va pas modifier son comportement. Mets fin à la relation dès que possible.

N’accepte pas tout et n’importe quoi

Même si tu as signé une lettre de mission ou un contrat avec ton client ou la plateforme tu n’es pas pour autant obligé de tout accepter. Notamment en terme de corrections après livraison. C’est un aspect que tu dois cadrer dès le départ. Toute grosse correction donne normalement lieu à un paiement complémentaire. A part si un aller-retour est prévu dans ton tarif initial. Sur une plateforme c’est la même chose. Ce type de cas doit être prévu dans le contrat. Ne cède pas et ne recommence pas tout sans contrepartie.

De la même façon n’accepte pas de travail du jour pour le lendemain. Ou de répondre tard le soir ou le week-end. Tu peux avoir peur de perdre ton client mais sur le long terme ce genre de relations est rarement fructueuse. Même si tu n’es pas salarié(e) tu as aussi le droit à la déconnexion.

Le cas des plateformes de rédaction web

Travailler hors de la plateforme avec l’un de ses clients

Chaque plateforme de rédaction web a son propre fonctionnement. La plupart te demanderont de ne pas prospecter les clients qu’elles servent et de ne pas traiter hors plateforme avec eux. Ce qui paraît logique. Mais généralement la seule sanction est la suppression de ton compte. En revanche, cette pratique est à bannir absolument. Le fait d’être sur une plateforme t’évite de passer du temps à prospecter. Tu as donc davantage de temps pour rédiger. C’est un gros plus. Tu n’as pas non plus, en général, de soucis pour percevoir ta rémunération.

Travailler avec plusieurs clients ou plateformes en même temps

Un client ou un responsable de plateforme ne peut exiger que tu ne travailles que pour lui. En tant que freelance, tu dois absolument percevoir des revenus émanant de plusieurs sources. Si tu ne travailles que pour un seul client ou plateforme et que l’URSSAF s’en aperçoit, la relation de travail peut être requalifiée en CDI. Et le client ou la plateforme devra s’acquitter de toutes les charges inhérentes à ce statut.

Les conseils ci-dessus ne sont pas exhaustifs. Pour les contrats n’hésite pas à demander à un juriste ou à un avocat de te les expliquer. D’où l’utilité de choisir une protection juridique pour éviter de te faire avoir.

Écrit par

Touche-à-tout de la rédaction, je suis tombée dans la marmite du journalisme il y a quinze ans. Après avoir exercé ma plume dans des thématiques aussi diverses que les faits divers, les sujets de société ou le sport, je me suis reconvertie dans le web et la rédaction web. Mes domaines de prédilection ? Le web, mais aussi le sport, l'assurance, la mutuelle ou encore l'immobilier. J'aime aussi écrire sur des sujets que je ne maîtrise pas pour le plaisir de la découverte. Bonne lecture et si mes textes vous plaisent retrouvez mes contenus prêts à publier sur Wriiters.

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