Avec la chute du cours du pétrole de ces dernières années, l’Algérie s’est vue contrainte de limiter les importations de produits alimentaires et industriels. La robinetterie de bonne qualité algérienne, lourdement concurrencée par les produits bons marchés venant de Chine, était en danger.

La robinetterie industrielle n’est pas touchée

Cette limitation des importations ne touche pas directement le secteur industriel français. En effet, le véritable savoir-faire des français en matière de robinetterie industrielle n’a pas encore de concurrence à bas coûts. Les produits français, très spécifiques et souvent réservés à des installations industrielles d’exigence, se portent bien. Pour se convaincre de la difficulté à reproduire les produits de robinetterie français, il suffit de penser aux compétences nécessaires pour faire une vanne batardeau comme celles de Gflow par exemple, des vannes spécialement conçues pour protéger l’environnement en cas de catastrophe.

C’est ainsi que les algériens connaissent bien les produits d’excellence français et européens, en ayant eu recours par le passé aux connaissances françaises en matière de robinet à flotteur ou de vannes à papillon, que l’on peut retrouver dans le secteur du pétrole ou du gaz.

Protection des robinets algériens

Dans un pays qui a longtemps été marqué par le protectionnisme de sa production nationale, le blocage des importations est très bien vu par les industriels locaux. Il faut dire que bon nombre d’importations étaient des contrefaçons de marques algériennes. Des marques comme BCR ou Energical en ont fait les frais. Des produits de mauvaise qualité, qui rouillent et qui inondent l’Algérie tout en donnant mauvaise réputation aux produits locaux, les clients pensant parfois acheter des marques nationales.

Le revers de la médaille au blocage de certaines importations, quand elles sont faites avec des critères flous, est le ralentissement de certains secteurs d’activité, dépendants de produits externes. L’Algérie se souvient encore des temps où la contrebande régnait, ne favorisant personne, ni même la récupération de l’argent de la part de l’Etat, qui ne récupérait pas de taxes sur ces produits importés illégalement.

L’Algérie n’importe plus de robinets
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